PBLD Octobre 2014

Vous devez prendre en charge en urgence pour une grossesse extra-utérine, une femme de 35 ans (60 Kg/170 cm).

Elle n’a jamais été anesthésiée. Elle n’a pas d’allergie connue. Elle n’a aucun traitement médical en cours.

Lors de l’examen préopératoire, la patiente est pâle et douloureuse au niveau abdominal. Sa FC est de 110/min, sa TA de 100/60 mmHg. Le reste de l’examen clinique est sans particularité.

La biologie clinique réalisée 2 heures auparavant lors de son admission montre une hémoglobine à 12.1 g/dl, plaquettes 180.000/µl, hémostase normale. La recherche d’anticorps irréguliers est négative.

Son dernier repas date de la veille au soir et elle n’a plus bu depuis son admission.

Le gynécologue souhaite intervenir le plus rapidement possible sous cœlioscopie.

1)     
Comment allez-vous réaliser son induction ? Quelles drogues allez-vous utiliser ? Justifiez votre choix.

L’intervention dure 60 minutes. La maintenance a été assurée par halogénés dans un mélange air/oxygène, bolus itératifs de 0.1 µg/Kg de sufentanil et rocuronium.

Après 25 minutes d’intervention, la patiente présente une désaturation à 92 % et une baisse du CO2 expiré à 24 mmHg (venant de 34 mmHg) rapide. Dans le contexte, vous pensez à une embolie gazeuse.

2)      Quelle conduite allez-vous tenir pour prendre en charge cet épisode ?

La situation s’améliore avec les mesures mises en œuvre. En fin d’intervention les paramètres sont les suivants : FC : 75/min, TA : 100/60 mmHg, SpO2 : 98 %, T° : 35.4°C

La patiente tarde cependant à « se réveiller ».

3)      Quel est votre diagnostic différentiel pour cette patiente ?

Les copies doivent être transmises pour le 2 novembre au plus tard via la plate-forme eiua.be

Bon travail!